LE SEC ET L’HUMIDE
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Ma main qui prend sans cesse ou la coupe ou le verre
Ne doit jamais souiller le
Saint-Livre et la chaire.
Toi, dévot sec, et moi, viveur mouillé de vin :
Or, toute chose humide est au feu réfractaire. BEATITUDE Qu’il fait bon ! point de froid ni de lourdes chaleurs
Dans le parc, un nuage époussette les fleurs.
Et le rossignol dit aux pâles roses jaunes : « Il faut boire du vin aux charmantes couleurs ! » IGNORANT, NE CROIS PAS…
Avant que les chagrins viennent nous le défendre ;
Apporte-moi du vin de couleur rose-tendre.
Et toi, tu n’es pas d’or, ignorant, ne crois pas
Qu’on te met dans la terre afin de te reprendre. MON ESPRIT, TOUS LES SOIRS…
Mon esprit, tous les soirs, est fort embarrassé.
Des larmes, bien des fois, sur ma joue ont glissé. L’ennui n’a point rempli le grand bol de ma tête :
Peut-on remplir un bol qui reste renversé ? L’OISELEUR ÉTERNEL… L’Oiseleur éternel ayant tendu ses rets,
Fit de l’homme sa proie, on le croirait exprès.
Le bien, comme le mal, certe il fait tout
Lui-même
Et rend l’homme fautif de
Ses propres décrets. J’AURAI GOUTÉ, SUR TERRE…
Jaime une joue au teint de rose, fraîche et rare ;
Et la coupe de vin de mes mains s’accapare.
Ainsi j’aurai goûté, sur
Terre, un peu de tout,
Avant que de mon
Peu le grand
Tout ne s’empare.
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Contributors
- Omar Khayyam (author)
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Les Rubáiyát (French edition); translation rights may apply. · Research file: data/documents/Les Rubayat - Omar Khayyam.pdf
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Source observation: LE SEC ET L’HUMIDE (pdf-poem-split-v1)