LE MIEUX QU’ON PUISSE FAIRE
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Le mieux qu’on puisse faire est d’être gai sans cesse,
En recevant du vin d’une main de princesse.
Le mieux, c’est d’être ivrogne et parfait débauché :
Rien, dans tout l’Univers, ne vaut mieux que l’ivresse. SONGE QU’A SOIXANTE ANS…
Songe qu’à soixante ans la vie est à sa fin,
Et ne va nulle part sans être pris de vin.
Tant qu’on n’aura pas fait de ton crâne une gourde,
Garde un pot sur l’épaule et les coupes en main. ENTRE DEUX NÉANTS…
Tu te crois quelque chose avec cette ignorance ! O toi qu’un souffle emporte, as-tu de l’importance ?
Ton être est limité par un double néant ;
Entre ces deux néants, qu’est-ce que l’existence ? IMAGES Le ciel est comme un bol renversé, ténébreux,
Qui déroute l’esprit le plus aventureux.
Ainsi, voyez l’amour du flacon pour la coupe :
Les deux sont lèvre à lèvre et le sang coule entre eux.
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- Omar Khayyam (author)
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Les Rubáiyát (French edition); translation rights may apply. · Research file: data/documents/Les Rubayat - Omar Khayyam.pdf
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Source observation: LE MIEUX QU’ON PUISSE FAIRE (pdf-poem-split-v1)